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Die and live free (version française) par Nigel Roth

Mis à jour : mars 4



Alors que l'Empire britannique, et partant ses colonies du monde entier, perdait douze jours pour aligner leur calendrier sur la variante grégorienne d'Ugo Boncompagni, quelque chose de merveilleux se passait à Cumberland, dans le nord-est de la petite colonie américaine de Rhode Island.


Jemima Wilkinson, la pionnière oubliée naissait.


La colonie dans laquelle Wilkinson débarqua avait été fondée par un certain Roger Williams, le théologien et non le pianiste, sur les principes de la liberté religieuse et de la séparation de l'Église et de l'État. C’était de bon augure pour Wilkinson, cent seize ans après la création visionnaire de William.


La vie de Wilkinson fut d'abord marquée par la littérature, avec l'étude et la mémorisation de textes quakers et de passages de la Bible, même si, par la suite, Wilkinson passa de la sérénité divine à la prière avec les baptistes de la Nouvelle Lumière, dont l'accent mis sur l'illumination individuelle l’a peut-être séduit, au moins temporairement.


Alors qu'il fallut de nombreuses années à Wilkinson pour dépasser l'idée préconçue que l'on naît dans une religion donnée et que l'on est condamné à appartenir à une communauté désignée par ses parents, il ne fallut que quatre secondes au président Biden pour apporter un correctif à l’une des doctrines les plus stupides de l'administration précédente, en permettant à tous les "Américains aptes à servir leur pays en uniforme", de s’enrôler, qu'ils soient transsexuels ou non.


Le transsexualisme n'est pas nouveau : nous ne sommes tous que des variations sur le même thème humain.


Vous pouvez remonter dans le temps sur des milliers d'années, jusqu'aux Sumériens du sud ou aux Akkadiens du nord, et trouver d'innombrables textes qui décrivent toutes sortes de genres, ou jusqu'à la Grèce antique et la Phrygie anatolienne, où des gens embrassaient le genre qui leur convenait. Même dans la Rome civilisée, l'empereur Elagabalus, se soumit à une opération de changement de sexe, il y a environ dix-huit cents ans.


Dès lors, le choix par Jemima Wilkinson de son genre à l'âge de vingt-quatre ans n’aurait pas dû empêcher ses parents quakers de dormir la nuit, du moins s'ils avaient étudié les textes aussi sérieusement que Wilkinson, et ne s’étaient pas limités pas aux quelques récits et paraboles choisis qui guidaient leur compas moral apparemment immoral.


En dehors du Nouveau Monde de Wilkinson, des millions de personnes ont été reconnues comme appartenant au troisième sexe. Dans les sociétés asiatiques, arabes et africaines, le fait d'être non binaire était rarement un sujet de discussion, et encore moins un problème, et si les colons avaient cessé de tuer des indigènes américains, ne serait-ce que quelques instants, ils auraient remarqué le rôle important que jouaient les membres du troisième sexe, ou du sexe en transformation, dans leur communauté, montrant ainsi à quel point les natifs américains étaient plus "chrétiens" que leurs envahisseurs vertueux, étroits d'esprit et malades.


L'une de ces maladies, ou sa souche mutante, frappa Wilkinson à la fin de l'année 1776, entraînant sa mort.


C'est du moins ce qu'il semble.


Parce qu’après avoir reçu des instructions directement de Dieu dans cet état post-mortel, Wilkinson aurait été rendu au monde en tant que personne très différente. La personne qui réapparut dans le corps à nouveau en vie de Wilkinson fut appelée "l'Ami universel de Publick".


C'est ainsi que commença une nouvelle ère dans une nouvelle nation.


Une fois sa vie restaurée et son but renouvelé, l'Ami universel de Publick devint prédicateur et parcourut les villes et les campagnes pour partager ses croyances et la positivité que l'on peut avoir en les embrassant.


L'Ami fut accepté universellement, il/elle demanda à être appelé sans pronom sexué, et on l'appela seulement l'Ami universel de Publick, ou simplement l'Ami, ou, encore plus simplement PUF.