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Historique ! La majorité des PDG des 500 plus grosses entreprises mondiales sont des femmes

Mis à jour : 20 mars 2019

News from the future #2

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Ce 18 mars 2029 restera à jamais gravé dans les mémoires. Avec l’officialisation ce matin de la nomination de Jasmine Anteunis au poste de CEO de SAP, les entreprises du Fortune Global 500 comptent désormais plus de femmes PDG que d’hommes. Une première dans l’histoire.


L’information fait la une de tous les journaux. Analystes, historiens et sociologues se relaient sur les plateaux télé pour commenter l’information. Si tout le monde se réjouit de cette avancée symbolique, les spécialistes se posent une question: comment, sur le plan économique, l'égalité entre les sexes a-t-elle plus progressé sur les dix dernières années qu'en un siècle de lutte féministe ?



« Embaucher une femme a toujours été considéré comme risqué [...]. Mais embaucher un homme est désormais considéré comme encore plus risqué. »

Aussi étonnant que cela puisse paraître, c'est dans la technologie que se trouve une partie de la réponse. Bien sûr, les réseaux sociaux ont joué un rôle. A la fin des années 2010, les femmes s’en sont massivement emparé pour dénoncer les divers harcèlements dont elles étaient victimes, notamment dans le milieu professionnel. Emblématique, le mouvement #MeToo a fait tomber de nombreux cadres et dirigeants qui, chose nouvelle, ont bien souvent été remplacés par des femmes. "Embaucher des femmes a toujours été considéré comme risqué, parce qu'elles peuvent tomber enceinte. Mais embaucher un homme est désormais considéré comme encore plus risqué", commentait alors le professeur Joan Williams, spécialiste sur les question genres à l’École de droit Hastings de l'université de Californie.

« Ceux qui roulaient des mécaniques se sont mis à longer les murs. Ils ne savaient pas encore que l’intelligence artificielle s’apprêtait à leur porter l’estocade. »

Ce passage de manifestations de rue locales à des revendications en ligne globales a libéré la parole de nombreuses victimes restées jusque là muettes. Il a aussi démontré l'ampleur du phénomène et placé réellement le sujet au cœur du débat public, à l’échelle mondiale. La caisse de résonance des réseaux sociaux a ainsi fissuré l’armure d’impunité qu’arboraient fièrement les mâles Alpha profitant de leur position dominante. Ceux qui roulaient des mécaniques se sont soudain mis à longer les murs. Ils ne savaient pas encore que l’intelligence artificielle s’apprêtait à leur porter l’estocade.


En se démocratisant dans toutes les strates de l’entreprise, l’IA n’est pas uniquement venue bouleverser les business models et les méthodes de travail, elle s’est aussi révélée la meilleure alliée des femmes (et des hommes non dotés des attributs “traditionnels” du leader masculin: confiance, charisme, narcissisme). En 10 ans, les algorithmes apprenants ont en effet eu raison du management “à la papa”, un leadership axé sur la gestion des tâches et des deadlines, incarné depuis toujours par la figure du chef autoritaire et craint. Comme l’avait prédit l’expert en psychologie des organisations Tomas Chamorro-Premuzic dans son livre Why Do So Many Incompetent Men Become Leaders? (And How to Fix It), nul être humain ne peut rivaliser aujourd’hui avec la machine dans l’expertise sur un domaine précis, la prise de décision rapide sur la base d’une somme d’indicateurs ou sur l’organisation de tâches à court terme. Ces compétences ont perdu autant de valeur que le Bitcoin en 2018.

« Des "soft skills” que les intelligences artificielles ne sont pas prêtes à proposer… et les mâles alpha non plus. »

En 2029, un manager s’intéresse aux membres de son équipe, pas à leurs tâches. Son quotient émotionnel est bien plus important que son QI. L’adaptabilité, l’empathie, le respect des attitudes, des valeurs et de la motivation de chacun sont les qualités qui lui permettent d’emmener un groupe d’individus vers un but commun. Des “soft skills” que les intelligences artificielles ne sont pas prêtes à proposer… et les mâles alpha non plus. C’est ainsi qu’en dix ans, les altruistes et les humbles ont remplacé les téméraires et les égocentriques aux postes à responsabilités. C’est ainsi que de plus en plus de femmes sont nommées à des postes à responsabilités. C’est ainsi qu’en 15 ans (2014-2029), le nombre de dirigeantes à la tête des 500 plus grandes entreprises mondiales est passé de 26 à 251.


Clin d’oeil de l’histoire, c’est en vendant à SAP sa start-up Recast.AI que Jasmine Anteunis était rentrée chez le géant allemand des logiciels de gestion d’entreprises, en janvier 2018.



Charles Foucault-Dumas

Directeur - Empowerment Foundation

charles@empowerment.foundation


Texte écrit en écoutant:

Woman is the nigger of the world

de John Lennon & Yoko Ono

Disclaimer

Cet article est une invitation à se projeter dans le futur. Il imagine comment les développements technologiques d'aujourd'hui pourraient impacter la société de demain. Bien que basé sur des faits réels, il n'en demeure pas moins une fiction.